C’est l’histoire de,  Maternité

12 – Rituel du matin de vacances et pourtant si magique

Maël est dans les bras. Installé sur ma hanche, son seau de jeux à la main, il regarde et analyse les personnes qu’on croise dans la rue.

Chaque jours, depuis 1 semaine, on fait le même chemin, chaque matin. On déjeune, on s’apprête, on sort de la maison de vacances et on emprunte la rue principale qui nous amène à la mer. 

Il tient fermement son seau, si bien, que son papa ne peut pas lui prendre, si non, Maël crie très fort de colère. Alors autant lui laisser. Il est si fière de tenir tous ses jeux. 

« Uuuuh » dit il en pointant du doigt le petit pont en bois que nous empruntons. Il reconnaît la plage et entend déjà le bruit des vagues. 

On s’arrête à 2 mètres de la mer, toujours au même endroit. Papa porte le sac à dos, la petite tente, le parasol et les jeux perdus en chemin… 

Je déshabille Maël, je lui mets sa crème solaire, et s’en suit un gros chagrin. Maël n’apprécie pas trop la crème, comme tous les enfants je suppose. 

Je lui enfile son maillot, son haut anti UV, son bob, et je le laisse aller. 

Comme chaque jours, il prend son petit seau et part vers la mer. Il avance 2-3 pas dans l’eau puis s’assied et commence à jouer. Une fois avec son râteau, une fois avec sa pelle, une fois avec un petit seau d’eau, et une fois il s’élance vers le large. 

Je suis obligée de l’attraper par sa main pour l’empêcher de plonger la tête la première dans l’eau. 

Et chaque jours, il a pris l’habitude. Après avoir joué dans le sable et après avoir fait quelques longueurs, il me grimpe dessus, empoigne mon mailot et émet un petit pleur qu’on reconnaîtrait entre milles. « Maman je veux téter et faire dodo », voilà ce que son petit bruit veut dire. Puis si jamais je ne le comprends pas, Maël vient se servir de lui même. Il ouvre mon haut de bikini, s’installe de lui même pour téter et fermer ses yeux. 

Je le déshabille donc et je l’enroule dans sa petite cape de plage. Il a l’air d’avoir si bon ! Je m’installe dans la petite tente et Maël commence à téter. Son papa me construit une petite montagne de sable en guise de fauteuil, pour m’y appuyer avec Maël au sein. 

Maël tète, les yeux rivés vers la mer. Il regarde les vagues. L’allée retour de l’eau l’endort. Le bruit le calme et l’apaise. Son petit corps est détendu, son souffle est ralenti. Il ne lui faut pas plus de 3 minutes pour fermer les yeux et s’endormir pour une heure et parfois même deux grosses heures. Il ne dort pas autant à la maison. 

A l’abris du vent, du sable et du soleil, Maël semble avoir si bon. Ma respiration et le bruit de mon cœur, mêlés à celui des vagues ont un incroyable pouvoir d’apaisement. 

Je ne cesse de le regarder dormir, ses beaux petits sourcils si bien dessinés, et sa belle petite bouche me font fondre le cœur. Sa petite main me tient fermement sans jamais vraiment me lâcher.

Emballé dans sa petite cape, bien au chaud contre moi, j’entrevois son petit œil, sous sa paupière mi-close, je suis un peu triste qu’il ne se souviendra jamais de ces moments ci. Si précieux. Pour moi, en tout cas. Si magiques. 

Chaque matin de vacances se déroule exactement de la même façon depuis une semaine et pourtant chaque matin est aussi magique ! Le soleil, la chaleur, le sable chaud sous nos pieds, le bruit de la mer, mais surtout mon petit garçon, pour la première fois de sa vie en vacances, en pleine découverte, et ça ça vaut tout l’or du monde. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *